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Emploi après apprentissage : 73 % des jeunes en poste deux ans plus tard

Selon la Dares, 73 % des apprentis de niveau CAP à BTS sortis d’études en 2023 occupent un emploi salarié deux ans plus tard. Voici les points à retenir.

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Trois jeunes professionnels issus de l’apprentissage devant un centre de formation

L’emploi après apprentissage reste une perspective concrète pour une large majorité des jeunes. Selon une publication de la Dares parue le 25 juin 2026, 73 % des apprentis de niveau CAP à BTS sortis d’études en 2023 occupaient un emploi salarié deux ans plus tard, en juillet 2025.

Ce résultat, issu du dispositif InserJeunes, est presque stable par rapport à la génération précédente : la différence est limitée à 0,4 point. Parmi ces anciens apprentis en emploi, 5 % travaillent dans le secteur public.

Ce que mesure réellement le taux de 73 %

Le chiffre porte sur les jeunes ayant préparé en apprentissage une formation professionnelle comprise entre le CAP et le BTS, puis quitté leurs études en 2023. La Dares observe leur situation deux ans après cette sortie.

  • Population étudiée : les apprentis sortis d’études en 2023, du CAP au BTS.
  • Situation observée : l’occupation d’un emploi salarié en juillet 2025.
  • Résultat : 73 % sont en emploi salarié, dont 5 % dans le secteur public.

Ce taux ne signifie donc pas que chaque parcours débouche automatiquement sur un poste. Il montre toutefois qu’à l’échelle nationale, près de trois anciens apprentis sur quatre sont salariés deux ans après leur formation.

Un signal utile pour les candidats, les CFA et les recruteurs

Pour les candidats, ce résultat confirme l’intérêt d’un parcours qui associe une certification et une expérience professionnelle concrète. L’alternance permet de découvrir un métier, de développer des compétences en situation réelle et de commencer à construire son réseau professionnel avant même la fin des études.

Pour les entreprises, ces données rappellent que le recrutement d’un apprenti peut s’inscrire dans une stratégie de pré-embauche et de transmission des compétences. Une intégration réussie repose néanmoins sur des missions cohérentes avec la formation, un accompagnement régulier et un véritable rôle confié au maître d’apprentissage.

Les écoles et CFA ont, de leur côté, intérêt à suivre l’insertion de leurs diplômés, à maintenir des liens étroits avec les employeurs et à préparer les apprentis aux étapes qui suivent le diplôme : recherche d’emploi, valorisation des compétences acquises et négociation du premier contrat.

Comment mettre ce chiffre à profit ?

Un candidat peut commencer par comparer les formations en alternance, vérifier la certification préparée et s’intéresser aux débouchés du métier visé. Il peut ensuite consulter les offres d’alternance disponibles et privilégier les entreprises capables de proposer des missions précises, progressives et réellement formatrices.

Les recruteurs peuvent, quant à eux, soigner la description du poste, présenter clairement l’accompagnement prévu et anticiper les perspectives à l’issue du contrat. Ces éléments rendent l’offre plus lisible et facilitent la rencontre avec des candidats dont le projet correspond réellement aux besoins de l’entreprise.

Une donnée à suivre dans le temps

La stabilité du taux d’emploi est un autre enseignement important : avec seulement 0,4 point de moins que pour la génération précédente, l’insertion reste globalement robuste. Les prochaines publications permettront de voir si cette tendance se maintient selon les niveaux de diplôme et les secteurs professionnels.

Pour bien interpréter ces résultats, il faut aussi distinguer l’emploi salarié de l’ensemble des situations possibles après la formation. Certains jeunes peuvent poursuivre leurs études, exercer une activité indépendante ou être momentanément en recherche d’emploi. Le chiffre de 73 % décrit donc un indicateur précis, à une date donnée, et non la totalité des trajectoires professionnelles.

À retenir

Deux ans après leur sortie d’études, 73 % des anciens apprentis de niveau CAP à BTS sont en emploi salarié. Le chiffre est encourageant, mais il doit être lu dans son périmètre exact. La qualité de la formation, l’obtention de la certification, le métier préparé et l’accompagnement en entreprise restent déterminants dans chaque parcours individuel.

Source : Dares, « Insertion professionnelle des apprentis de niveau CAP à BTS deux ans après leur sortie d’études en 2023 », Dares Résultats n° 27, publiée le 25 juin 2026. Consulter la publication officielle.

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